Les 10 figures de style à connaître absolument pour l'EUF
Identifiez, nommez et expliquez les procédés stylistiques majeurs pour appuyer votre dissertation critique et impressionner les correcteurs.
Lors de l'Épreuve uniforme de français (EUF), il ne suffit pas de résumer l'histoire d'un poème ou d'un récit. Vous devez analyser la forme. Autrement dit, comment l'auteur utilise-t-il les mots pour créer son message ? C'est ici que les figures de style entrent en jeu.
Comment intégrer une figure de style dans votre dissertation ?
La recette d'un "P" et d'un "E" (Preuve et Explication) parfait dans votre paragraphe de développement repose sur trois éléments :
- Nommer la figure : Utilisez le vocabulaire technique (ex: Le poète emploie une métaphore...).
- L'illustrer : Citez précisément le segment de texte qui contient le procédé.
- Le plus important — L'interpréter : N'arrêtez jamais l'analyse au nom du procédé. Expliquez l'effet de cette figure en lien avec votre thèse. (ex: ...ce qui insiste sur le fardeau écrasant du personnage).
Le TOP 10 des figures de l'EUF
1. La Métaphore et la Comparaison
Ce sont les reines de la poésie québécoise moderne, de Nelligan à Gaston Miron. La comparaison utilise un outil comparatif (comme, pareil à, tel). La métaphore fusionne le comparant et le comparé sans outil de comparaison.
- L'erreur commune : Juste dire "C'est une belle image".
- Ce qu'il faut dire : "L'association incongrue entre X et Y crée une atmosphère de [thème]..."
2. La Personnification
Elle attribue des comportements ou des traits humains à un animal, une idée ou un objet inanimé.
Utilité à l'EUF : Très fréquente chez les auteurs du 19e siècle ou dans la littérature du terroir. Permet de démontrer l'omniprésence d'une force majeure (comme la nature québécoise agissant comme un ennemi).
3. L'Antithèse et l'Oxymore
L'antithèse oppose deux mots, deux idées (ex: Je vis, je meurs). L'oxymore accole deux termes de sens contraire dans le même groupe de mots (ex: Une obscure clarté).
Effet typique : Mettre en lumière un déchirement intérieur, un conflit moral, ou la dualité d'un personnage (très utile pour appuyer une thèse dialectique "Oui, mais...").
4. L'Énumération et l'Accumulation
L'accumulation créé souvent un effet de foisonnement, d'étouffement ou d'exagération.
5. Le Chiasme
Structure en croix (AB/B'A'). Exemple : Il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger. Plus rare à dénicher, mais garantit d'impressionner le correcteur !
6. La Litote et l'Euphémisme
La litote dit le moins pour suggérer le plus, souvent par la négative (ex: Va, je ne te hais point = je t'aime). L'euphémisme adoucit une réalité brutale (ex: Il nous a quittés = il est mort).
Note de correcteur
Pensez aux figures d'atténuation (euphémismes) lorsque le texte porte sur la guerre, la mort ou la pauvreté. Les auteurs les utilisent souvent pour marquer une pudeur ou critiquer l'aveuglement sociétal.
Maîtriser ce vocabulaire
Savoir par coeur ces définitions ne suffit pas, il faut s'exercer à les repérer dans des textes réels avec une contrainte de temps (ce que vous vivrez le jour de l'EUF).
Pratiquez-vous intelligemment
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